BEAUTY ON LE FIGARO

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LINK: http://www.lefigaro.fr/culture/2014/01/21/03004-20140121ARTFIG00284-rubens-bouguereau-une-video-fait-vivre-des-tableaux-de-maitre.php

L’artiste italien Rino Stefano Tagliafierro a animé une centaine d’œuvres issues de l’art classique dans un court-métrage d’une dizaine de minutes, intitulé Beauty. Une vision de la beauté stupéfiante.

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«L’idée de départ était de mettre en scène les émotions fondamentales que chaque personne rencontre durant tout son parcours de vie, de la naissance à la mort, sous toutes ses formes: la joie, l’amour, l’extase sexuelle, la douleur, l’angoisse ou la peur. C’est un hommage à la beauté absolue, celle de l’art et celle de la vie», confie Rino Stefano Tagliafierro au Figaro. L’artiste italien de 33 ans, réalisateur de vidéos expérimentales, a uni sa passion pour l’art à son mode d’expression qu’est la vidéo, animant dans le court-métrage Beauty pas moins de 118 œuvres des grands peintres classiques de la Renaissance au symbolisme de la fin XIXe siècle.

L’artiste milanais est parti de ses deux artistes de prédilection,Le Caravage et Bouguereau, pour élaborer l’ensemble de tableaux qui ont servi à illustrer sa vision de la «beauté absolue». Les œuvres du Titien, de Thomas Cole, de Guillaume Seignac ou encore de Vermeer, de Rubens et de Géricault, pour ne citer qu’eux, se suivent dans un jeu de forts contrastes: «Tout est amplifié, porté à l’extrême, y compris la musique. Je passe d’un moment agréable à un déplaisant en un instant, pour créer de violents changements et bouleverser le spectateur. Tous mes travaux sont guidés par cette volonté d’émouvoir», explique Rino Stefano Tagliafierro.

Une mise en scène saluée par le critique d’art et écrivain, Richard Prieur: «Dans cette vidéo, c’est d’abord la ‘‘dramaturgie” qui frappe. Elle débute par une toile américaine d’Asher Brown Durand, qui préfigure le symbolisme lumineux de René Ménard, et se termine par une toile du peintre de la transparence, Gaspard David Friedrich, Abbaye dans une forêt de chêne, où un soleil mystique descend ‘‘physiquement”, derrière les ruines… Dans ce montage hypnotique, les mouvements portent les toiles dans l’espace tel que chaque peintre aurait pu lui-même l’imaginer.» Et de conclure: «C’est un ensemble, une rêverie portée par ce que Bergson appelle ‘‘l’attention flottante”».

Techniquement, il aura fallu cinq mois à la conception de la vidéo, qui a nécessité plusieurs logiciels de procédés numériques. Détourant dans un premier temps les personnages, ou une simple partie du corps, le vidéaste a reconstitué numériquement le fond assimilant effets graphiques (pluie, brouillard…) et sonores (gémissements érotiques, cris macabres…) sous la direction du concepteur sonore Enrico Ascoli. Le court-métrage a déjà du succès avec près de 1,6 million de vues sur Vimeo.

 

 

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